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Les dérangeants

Des icônes pourléchées…

De l’abondance de la toile, de ses multiples monstruosités, émerge un personnage central. Une femme. Revendicatrice. Sainte et Putain. Pessoa elle-même ? Oui, toute elle et plus qu’elle. Car Isabel Pessoa milite. S’adresse souvent, comme l’atteste ce regard en tension vers le spectateur. Il interroge l’altérité, la condition humaine, et spécialement la condition féminine , au travers d’une thématique qui aborde : le travail, la politique, la religion, le sexe. Pessoa résiste à cette société « sous surveillance » qui est la notre. Elle s’applique à échapper à ce regard de l’autre qui nous dit: ”tu es cela!”, qui nous conditionne durant toute notre vie. C’est sa façon d’élargir sa conscience, et de faire appel à la notre…

Fabienne Pons-Lafabrègue

 

Happy birthday Mister President – 1999 – acrylique sur toile, 146 X 114 cm.

Vision satellitaire du monde, de sa sève, et, tous nos amis sont réunis sans discrimination de sexe ni de race autour d’un bon verre dans le salon ovale. Une époque s’achève. Bien sûr, quelques-uns, troublent la fête, mais ils sont punis et trouvent une juste mort sous la lumière blafarde des néons.

Travail : du latin Tripalium – 2000, acrylique sur toile, 146 X 114 cm.

Frontispice de la souffrance humaine, le travail rend libre celui qui à peur de mourir de faim, celui qui à peur de n’être autre chose que son propre objet, celui qui à peur d’être libre.

Les policiers s’occupent de bénir les futurs pédophiles. 1997 – acrylique sur toile, 148 X 93 cm.

Le gène du policier est atavique et congénital.
Des enfants culs nus se promènent dans les rues de Bucarest.
Problème: un commissaire a assisté malgré lui à la prostitution de sa fille cadette alors qu’il la croyait à l’école entrain d’apprendre pensait-il jusqu’au bout des doigts le manifeste du parfait libéral.
Il est donc décidé de mettre un bandeau jaune qui circonscrit pour un moment la scène aberrante.

  • Il faut bien vivre, Papa. Lui dit-elle,
  • Mais sais-tu Jean-Paul Gaultier, Andrée Putman et moi on a décidé de faire du fric avec ce qu’on a. Prête moi ton Zippo Papa pour que je puisse grâce à lui cautériser la fente dont à la naissance je me suis trouvée pourvue. Je sais bien que ton orgueil de militaire n’en pourra mais. Tant pis! Derrière son bureau le Papa continue d’interroger la délinquante. On ne voit pas ses mains.
    Sa fille pense à coup sûr qu’il en fait quelque chose mais quoi?

Un seul mot suffit – 2018, acrylique sur toile, 100 X 100 cm – Collection particulière.

À l’heure où un seul mot suffit pour aliéner la réalité, je propose cette fable ludique du monde tel qu’il a pu être, tel qu’il pourrait être, tel qu’il sera peut-être ou tel qu’il n’a jamais été ?

Les textes sont de Jean Debats

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